Quelles sont les opérations pour extraire les calculs rénaux ?

Les calculs rénaux sont de petites pierres qui se constituent dans les reins et les voies urinaires par les dépôts d’acides, de minéraux et de sel contenus dans les urines concentrées. Une fois qu’ils sont formés, les calculs rénaux bloquent les voies excrétoires urinaires et provoquent de vives douleurs. Pour soulager le patient atteint de calculs rénaux, l’option la plus fiable consiste à extraire les calculs afin de faciliter le passage de l’urine. Dans cet article, vous découvrirez les différentes opérations qui existent pour extraire les lithiases des reins.

Lithotritie extra-corporelle
La lithotritie est une intervention médicale dont le but est de traiter les lithiases par fragmentation pour en faciliter l’expulsion. L’opération consiste à détruire les calculs rénaux en les réduisant en de multiples petits morceaux à l’aide d’ondes de choc. Ces ondes sont produites par un lithotripteur équipé d’un système de repérage grâce auquel l’appareil localise les calculs par radioscopie.

Après la destruction, les fragments de lithiase sont expulsés progressivement à travers les urines, et cela peut durer plusieurs jours, voir des semaines. Du fait de son caractère externe et non chirurgical, cette pratique garantit aux patients plus de confort.

Cependant, on note le risque de l’obstruction de l’urètre par les fragments de calculs, ce qui provoquerait la présence de saignement dans les urines. Le patient devra donc consulter son urologue sans hésitation en cas de fièvre ou de douleurs persistantes qui résistent aux antalgiques.

Urétéroscopie
Urétéroscopie est l’exploration des voies urinaires et le traitement des lithiases ou calculs rénaux & urinaires par télescopie. Cette pratique consiste à détruire les calculs par laser, et une sonde à panier est installée à la fin pour permettre le drainage des résidus de lithiase par l’urine.

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Bien qu’étant une intervention chirurgicale sans incision et indolore, l’urétéroscopie nécessite une hospitalisation allant jusqu’à deux jours, et pourrait entraîner des risques d’infection urinaire et un rétrécissement cicatriciel de l’uretère. De ce fait, le patient est soumis aux anti-inflammatoires et à une antibiothérapie afin de prévoir les éventuels risques d’infection.

La néphrolithotomie percutanée
Il s’agit d’une chirurgie mineure qui permet de retirer un calcul du rein par une petite entaille de 1 ou 2 cm réalisée sur le flanc ou le dos selon les cas. À la différence des deux précédentes opérations, celle-ci consiste à prélever directement la pierre de la cavité rénale, d’où la nécessité d’une ouverture percutanée.

Pour plus de précision dans l’opération, le chirurgien se sert d’un néphroscope pour identifier la localisation exacte du calcul dans le rein. Cette option est envisagée dans les conditions où le calcul résiste à la lithotritie et à urétéroscopie. Elle nécessite une hospitalisation de plusieurs jours et peut se dérouler en plus d’une séance selon la taille de la pierre et le degré de complication du mal.

Pose de la sonde JJ
La pose de la sonde JJ encore appelée « sonde double J » est une pratique médicalisée qui permet d’ouvrir la voie pour le drainage des lithiases. C’est un tuyau très fin (seulement quelques mm de diamètre) mesurant généralement entre 25 et 30 centimètres de long, qui raccorde la vessie et les reins pour faciliter et rétablir le passage de l’urine. Aussi bien la pose que le retrait de la sonde nécessitent une intervention chirurgicale et dans la plupart des cas, une anesthésie générale du patient.

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